JE SUIS DEPRESSIVE ET JE NE SUIS PAS BLANCHE

Hello Batu!

Après le succès de l’article sur l’entrepreneuriat au Gabon, je me suis rendue compte qu’il y a des problèmes auxquels nous faisons tous face chacun dans sa maison mais que nous gardons au fond de nous. Les dernières semaines ont été tellement riches de vos témoignages autour de la question que je me suis dit que beaucoup devraient apprécier celui d’aujourd’hui.

Aujourd’hui nous allons aborder un sujet psycho, une zone dans notre pays qu’on a souvent réservé aux « blancs » lol mais qui fait bel et bien partie de notre vie de tous les jours. On va parler aujourd’hui de ce petit poison qui nous tue un peu chaque jour tellement on ne l’aborde pas: LA DÉPRESSION.

Comme pour les autres articles je vais vous présenter les choses selon mon expérience personnelle parce que ce n’est que depuis quelques semaines que je me rends compte que je suis dépressive ou disons psychologiquement mal depuis l’enfance. A ce propos c’est même en faisant des recherches que je me suis rendue compte qu’on traîne des états psychologiques depuis le jeune âge et honnêtement je suis soulagée de m’en être rendue compte avant d’avoir des enfants.

Pour commencer je vous invite à découvrir la définition, les causes, les manifestations, etc. dans ce dossier que j’ai eu sur le site Passeport Santé (ici). Je vous garantis que vous allez vous retrouver au moins une fois parce que moi il m’a aidé à comprendre les causes de mon mal être mais aussi de la rébellion qui m’a aidé à ne pas finir en prison ou en asile.

Commençons par le milieu de vie et comment j’ai grandi.

Déjà vous dire que je n’ai pas grandi avec ma mère mais plutôt avec mon père, vu que mes deux chers amis se sont séparés après une nerveuse bagarre dont je me souviens encore très bien vu que c’est une histoire qui a marqué ma vie à tout jamais je n’avais même pas 5 ans. Le manque de maman avait fait en sorte que je m’attache à la moindre figure maternelle qu’il pouvait y avoir autour de moi.

Son départ nous a imposé comme à beaucoup de familles gabonaises d’aujourd’hui d’être une recomposée. C’est là justement que l’acteur commence dans la difficulté. De nouvelles personnes avec leur éducation exceptionnelle font leur entrée dans nos vies. À cette époque le boss n’était guère dans la négociation, et moi j’étais juste une enfant qui subissait sa vie. A 6 ans on me traitait de «fille sale» parce que parce qu’à cet âge là ma mère qui ne me voyait que 2 mois/12 ou encore lorsqu’elle venait en mission ne m’avait pas appris à laver les slips. «Tu es grosse, on ne peut pas t’acheter les habits.», «les garçons ne regardent que les miss», etc. étaient des phrases qui rythmaient mon quotidien et donc en grandissant j’ai commencé à m’en foutre de mon apparence physique à la limite je voulais finir en demi-garçon. J’étais envieuse de la vie des autres, pour moi les autres étaient beaux, belles, moi j’étais là pour les accompagner.

Ma cellule familiale je la détestais parce que même les choses que ma mère donnait, envoyait pour moi on m’obligeait à partager, n’ayant donc rien pour moi ce qui me saoulait. Il n’y avait pas d’amour dans ce foyer aujourd’hui je peux l’affirmer. Nous étions des personnes différentes obligées de vivre toutes ensemble et des fois de faire semblant de s’apprécier pour ne pas déranger la tranquillité du chef. Mais vous savez c’est quoi le pire? C’est de s’attacher à ses bourreaux et de se dire que c’est comme ça qu’une famille vit, avec ses violences, la différence entre les enfants et les faux semblants.

Au lycée j’ai commencé à m’intéresser aux garçons mais j’avais juste « un beau visage », j’étais jamais assez belle pour qu’on s’intéresse à moi, autant vous dire que je ne me sentais pas bien dans ma peau, je ne m’appréciais pas! Les références au poids, les pressions familiales, être au milieu de toute cette mauvaise atmosphère m’ont rendue boulimique, mais ça nous en parlerons dans un autre article. 

Ce n’était que le sous bassement parce que c’est à l’étranger que je suis vraiment devenue dépressive.

En 2012, le 26 septembre je suis arrivée au Burkina Faso pour faire mes études et 2 semaines et demi après, un drame est arrivé dans ma famille et ça m’a complètement bouleversée! J’avais 18 ans dans le pays d’autrui, et j’ai eu une dépression passive puisque tout se passait dans ma tête et habituée à être forte et surtout détestant être prise comme un cas social je ne parlais que très peu. J’avais mes amis mais je ne me sentais pas à l’aise à parler de ce qui me faisait souffrir, personne ne me comprendrait ou ne saurait me dire ce qui pouvait me soulager. Je me souviens que ce 15 octobre là j’ai directement pensé à rentrer au pays mais j’ai reçu plusieurs appels de la famille pour me dissuader et qu’il fallait que malgré tout «je fasse l’école». Vous imaginez quand la personne qui assure votre confort depuis votre plus jeune âge, qui est votre protecteur, s’occupe à 100% de vous, la personne qui vous envoie à l’étranger perd ses moyens 2 semaines après votre grand saut dans la vie d’adulte ?! J’ai totalement pété le câble ! Je pleurais tous les jours, mais habituée à vivre mes émotions à l’intérieur j’ai dû faire la forte devant tout le monde.

J’ai pu trouver une maison, mais 2 mois plus tard il fallait payer le loyer, à peine arrivée le bailleur me menaçait pour la 1ère fois, il a fallu appeler une de mes tantes en pleurs un matin, qui avait pu m’envoyer de quoi payer et ma mère par la suite aussi a ajouté quelque chose. Mais quelle était cette vie? Moi qui n’avais pas connu la location… Donc c’était ça ma nouvelle vie? Des mois plus tard voilà les factures qu’il fallait payer, malgré que un Western insuffisant! Il a fallu 1 coupure pour que je comprenne l’importance de payer les factures ! À 19 ans, j’étais habituée à ce que tout soit géré par Papa. Et c’est ainsi que j’ai déprimé toute l’année, je ne voulais plus aller à l’école, je n’avais envie de rien! Les finances étaient serrées donc quand je recevais l’argent de l’école je le dépensais pour acheter des petites choses dans la maison sans compter le fait que je cherchais toujours à avoir le gars! Toujours avoir ma personne avec qui parler et ça m’a rendue dépendante des autres, j’ai eu des années difficiles! 

Mes amis de Ouagadougou m’en voudront peut-être pour mes mots, mais je me sentais seule. Dans ma maison vide où je ne passais presque jamais mon temps, toujours chez Kevin à contempler les autres vivre leur vie et essayer d’oublier que la vie sans mon père était un véritable cauchemar. Les soirs arrivée chez moi, je pleurais, le silence de ma maison me rappelait ma solitude et c’est seulement vers le mois de mai 2013 que je me suis rendue compte que j’avais décidé de changer d’école pour suivre mes amis, j’avais donc foutu en l’air mon année universitaire et que j’allais reprendre. Se sont suivies les pires vacances de ma vie, Hivernage au Faso, pluie, oisiveté, solitude, je ne recevais presque plus d’argent parce que ma mère était fâchée, elle me répétait tout le temps que j’ai «gaspillé son argent » et que c’était pas à elle de payer pour mes bêtises, c’est à ce moment que j’ai compris que je n’étais pas une enfant qui avait complètement perdu ses repères en affrontant la vie à l’étranger mais une corvée pour ma mère. Comment expliquer à d’autres personnes qui sont en très bon rapport avec leurs mères, que je ne comprenais pas le comportement de la mienne. J’ai donc pleuré seule, les jours de pluie dans ma chambre à Kalgondin et j’ai aussi compris qu’il fallait que je ne dure pas trop à l’école pour éviter d’être un poids dans la vie de ma mère qui ne me considérait que comme un imprévu dans ses calculs. J’ai donc décidé de retourner à l’école pour laquelle j’avais fait ce voyage loin de chez moi pour une formation de 2 ans en journalisme.

Cette période m’a rendue dépendante affectivement ! À chaque fois que je rencontrais quelqu’un je me donnais «avec tous les organes» trop vite et ça les faisait fuir, ce n’est qu’en 2021 là là que j’essaie de comprendre. J’ai fait aussi beaucoup d’erreurs ! C’est dans cette période que j’ai rencontré une personne qui était « à moi », genre il était là pour moi, on se parlait H/24, on passait tout notre temps ensemble, j’étais heureuse !  J’avais enfin trouvé MA personne malheureusement voulais être en couple mais lui non; je me suis lancée dans une aventure de sex-friend embrouillée pendant 1 an où c’est moi qui draguais le mec 😅 où il m’a fait même accepter qu’il avait une meuf dont il me partageait tous les détails de leurs ébats et je supportais parce que je ne me sentais tellement pas désirable que je supportais tout, je me souviens une fois que Kevin m’avait demandé pourquoi je continuais je lui mentais que ça ne me faisait rien (bébé désolé oooooh) mais c’était faux et j’étais arrivée à un niveau de douleur intérieure où j’avais besoin de sentir la douleur et je me suis automutilée pendant des semaines pour ressentir la douleur, pour la rendre physique et j’aimais ça. Le concerné a vu ça et il m’a demandé pourquoi je le faisais je changeais toujours de conversation. On a fini par se mettre ensemble après beaucoup d’épisodes mais ça a été le chaos, je pleurais tout le temps, je me pliais en mille pour être sûre de garder cette relation où j’étais rabaissée tous les jours parce que «c’est moi qui voulais la relation» et laissez-moi vous dire que mon sang Punu s’est très bien exprimé parce que je pleurais tout le temps, au fur et à mesure des disputes je pleurais plus et il fallait toujours convaincre de rester ensemble parce qu’il menaçait tout le temps de me plaquer! Ma mère ne l’aimait pas 🤣 et aujourd’hui j’ai compris que son instinct maternel lui a sûrement dit que cette relation était toxique mais moi je ne voyais pas ça comme ça. Il a fini par me plaquer (une fois de plus) et j’ai fait une dépression qui me faisait pleurer tous les 2 jours pendant des mois en me disant que j’étais responsable du fait que nous n’étions plus ensemble . J’ai essayé de parler à tout notre entourage en vain. J’avais fini par conclure que je ne suis pas faite pour être en couple, que je ne devais plus me mettre en couple, juste m’amuser avec le sexe, mais je suis Punu, je mettais les organes à chaque fois… des rigolos, des misogynes, les gars des autres, etc. je suis passée par tout ça et restant concentrée sur mon accomplissement professionnel.

Professionnellement, je me suis retrouvée à travailler, non aider les gens, à construire leurs carrières, entreprises, etc. Toujours chaude dans de nouveaux projets, je me suis donnée à fond. Je me souviens que j’avais sacrifié un mois de cours d’anglais pour correctement organiser le Ghana Francophone Challenge où je n’ai rien gagné en terme d’argent, mais la satisfaction de faire l’histoire me parlais plus qu’autre chose. Arrivée au Gabon, je me suis lancée dans mon aventure dans la musique et je me suis retrouvée dans des situations où ma mère m’a tellement insultée vous n’avez même pas idée. Le travail que j’ai accompli est pas très public mais c’est aussi normal, on ne reçoit presque jamais de «Merci» quand toi tu demandes aux autres de faire des choses pour toi on te prend pas en considération.

Plus tard avec mon blog et le Dodo Morning, j’ai compris qu’il y a beaucoup d’hypocrisie et que ce sont les personnes qui ne sont pas proches de vous qui vont plus vous soutenir que d’autres. Certains ont attendu que j’ai une collaboration avec Airtel pour me prendre au sérieux. En Octobre dernier je me suis mise en équipe parce que je crois réellement que notre univers médiatique est pauvre et qu’il faut le faire évoluer, mais le manque de finances nous a imposé de nous arrêter, encore une fois. Je vous passe les détails des mails sans réponses, des collaborations avortées et des proforma sans suite. J’ai pleuré, de ne pas comprendre mon environnement, de ne pas avoir les moyens d’assurer les charges de notre travail mais surtout pour tous les efforts consentis pendant toutes ces années et que malgré une grille tarifaire intéressante, ça ne marchait pas c’est comme si il n’y avait que les autres qui devaient réussir. Le surmenage a donc pris le dessus.

J’ai reçu un message d’une personne qui m’a dit qu’il n’a jamais vu une femme se battre comme moi. Ça m’a fait un peu rire parce que en réalité à part me battre je n’ai aucun autre choix! Voici pourquoi même après avoir pleuré on pense à comment évoluer encore et encore. Bref!

Je vais m’arrêter là ooooh vous connaissez déjà trop ma vie gué!

Boulimie, Automutilation, Dépendance Affective, Surmenage au travail (ceux qui ont lu mon précédent article savent) ont rythmé mes dernières années sans compter ma dépendance aux regards des autres et le fait que j’ai perdu le goût à faire les choses que j’aimais et les dépressions à cause des goumins. Je suis passée par des périodes troubles que je vous partagerai peut-être pendant ma graphothérapie.

ATTENTION!!!!

Je ne vous ai pas partagé les causes de ma dépression pour que vous me voyiez en victime, NON! Mon but est de vous montrer que nous sommes tous humains, que ce mal-être psychologique est bien réel malgré tout ce qu’on pense c’est une maladie de blancs et que beaucoup d’entre nous souffrons en silence dans nos maisons. Je peux vous dire que vous n’êtes pas seuls, et moi d’ailleurs il a fallu que je rencontre une personne qui m’aide à me rendre compte que certains de mes agissements et réactions sont dus en grande partie à la nocivité de mon cercle familial qui manquait cruellement d’amour et qui a fait en sorte que je sois une personne fragile qui a construit une belle carapace qui conseillait les autres sans régler ses propres problèmes à l’intérieur.

AUJOURD’HUI IL FAUT AGIR!

La crise liée au COVID-19 nous a ramené à nos réalités personnelles, beaucoup ont perdu leur travail, ont fait faillite ou encore comme moi vivent dangereusement dans Libreville, avec des charges à assurer et ne tiennent plus! Pour certains ça nous a montré à quel point nos familles sont toxiques pour nous et d’autres les amis. QUE FAUT-IL FAIRE??

Il y a un problème oui, mais vous devez prendre la décision de vous porter mieux, pour vous et personne d’autre. Pour ma part j’ai dû commencer à me détacher psychologiquement de mon père qui est mon tout mais mon amour pour lui me détruisait un peu chaque jour, me détacher de ma mère parce qu’elle est nocive pour moi et que je préfère l’amour à distance. Accepter que les personnes à qui nous nous attachons ne sont pas la solutions à mes problèmes, qu’ils peuvent y contribuer mais que je suis la clé de mon propre bonheur. Oui, il faut se le répéter tous les jours, vous êtes la clé de votre bonheur, votre succès mais pour ce faire vous devez d’abord entretenir votre jardin qui se trouve à l’intérieur de vous, vous seul avez le pouvoir de planter des graines et choisissez donc de ne planter que les positives pour vous et déraciner les vilains arbres que vous avez permis inconsciemment aux gens de planter. Vous aurez vraiment besoin d’identifier ce qui vous a conduit à la dépression.

Le pardon est la chose la plus difficile à donner dans ce monde. Il faut être plein d’amour pour le faire.

LEUR PARDONNER, je suis en ce moment en plein exercice du pardon, ça fait pleurer mais c’est pour votre bien. Pendant l’exercice d’identification de mon problème, je me suis rendue compte que j’en voulais le plus à celui que j’aime le plus mon père. Pour les promesses non réalisées, le foyer dans lequel il m’a obligée à vivre, pour nous avoir laissé être les victimes de ses erreurs du passé. Même en vous écrivant je suis en larmes parce que cet homme là je l’aime tellement et c’est d’ailleurs pour ça que je lui en voulais. Les autres, en fait je leur ai pardonné pas encore totalement mais je laisse Dieu gérer le reste.

SE PARDONNER, Je n’ai pas été responsables des agissements de mon père, il fallait que j’arrête de tout prendre personnellement. Il a fait des erreurs dont j’ai été victime mais je ne dois pas me sentir coupable. Ma mère m’a blessée oui mais je ne suis pas la cause de ses blessures il faut que j’arrête de me sentir coupable. Pardonnons-nous pour avoir eu mal pour des situations dont nous ne sommes pas responsables. Pardonnons-nous d’avoir aimé au point où nous avons laissé cette personne nous blesser. Pardonnons-nous nos erreurs, elles sont humaines, nous pouvons nous relever et évoluer. Ne restons pas figés dans le passé.

DEMANDER PARDON, à toutes ces personnes que nous avons jugées, blessées, insultées, minimisées, celles qui ont été victime de notre mal-être personnel, de notre manque d’estime de nous etc. Nous ne sommes pas des anges non plus, il faut accepter notre part de responsabilité.

J’ai longtemps pensé que je n’étais pas belle parce que je ne suis pas mince. J’ai longtemps cru que l’amour d’un homme dépendait de mon corps à cause des gens! Je me suis rebellée au début mais au fond de coeur je gardais ces paroles qui me détruisaient à chaque fois que j’avais un coup de blues parce que je finissais par accepter que c’était sûrement vrai.

Dans la vie il nous faut reconnaitre les personnes qui sont positives, celles qui rien qu’en les lisant apportent une émotion positive à notre journée. Par exemple, en me connectant sur Instagram je ne manque aucune story de Xavière, pour sa gourmandise et sa joie de vivre qu’elle me communique, Alamanda, pour son esprit de partage et surtout en ce moment où elle aborde le sujet de l’acceptation de soi d’une manière très osée. Sur Facebook il suffit que Steve, Uriel, Clédia, Scotch, Juste, etc. soient connectés pour être sûre de rire mais derrière ces personnes persévèrent malgré la crise et ça me donne un peu plus de force.

C’est à la classe de danse avec Moreen Abessolo que je me suis rendue compte d’à quel point danser me manquait. J’ai donc repris en solo pour me faire du bien. Dans un coin de la maison je mets ma musique et je danse, ceux qui me suivent sur Instagram le voit en story. De plus ça fait transpirer, c’est une activité physique qui fait du bien.

Chanter, c’est là où mon âme s’exprime, donc je le fais pour moi pour me sentir bien.

Il y a plein de choses qui vous font plaisir que vous hésitez à faire parce que vous pensez aux yeux et aux mots des gens! On s’en fout ! Soyez vous et acceptez de ne pas plaire à tout le monde pour vous plaire à vous seuls.

Voilà j’ai fini! C’était mon expérience avec la dépression pour vous montrer qu’elle est bel et bien réelle sur notre continent et d’ailleurs dans notre pays beaucoup le sont sans le savoir mais ça c’est en story qu’on en discutera.

Mais toi qui m’a lue, quelle est ton expérience avec la dépression?

11 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Bri dit :

    Au final on se rend compte que ces personnes qui nous détruisent à petit feu on eux aussi été détruites. Et si on est capable de prêter attention à ce détail c’est qu’on est capable de changer les règles de ce jeu vicieux. Tu dis bien heureusement que tu la compris avant d’avoir des enfants. On est la sur le début de quelque chose de bon.

    Aimé par 1 personne

    1. dimbudidolane dit :

      Tout le monde blessé tout le monde.
      Mais ici la démarche est de décider de ne pas prêter attention à ce que l’autre dit mais plutôt à ce que nous décidons d’être. Le jardin doit être cultivé par nous-mêmes.

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  2. Edna dit :

    Bonjour et merci pour ce texte. Effectivement ce mal cause des dégâts considérables dans la vie de beaucoup de gens et ça passe souvent de manière silencieuse.

    Aimé par 1 personne

    1. dimbudidolane dit :

      Beaucoup ont peur d’être jugés.
      Et c’est normal, c’est tellement plus facile de juger que d’aider quelqu’un à aller mieux qu’au final on garde tout et après ça nous fait du mal.

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  3. Lydie Dee dit :

    J’ai lu quelque part (je ne sais plus où) qu’on ne guérit jamais des blessures de l’enfance. C’est assez vrai je crois… On peut tenter les taire et les faire taire, mais elles sont là. Je crois que les adultes que nous sommes ne sont rien d’autre que les enfants qu’on a été. Ca fait un peu psychologue de bazar dit comme ça, mais je suis sûre que tu me comprends. J’espère que l’avenir te réservera de jolies surprises…

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    1. dimbudidolane dit :

      Il y a guérir et oublier.
      On n’oublie jamais rien on vit avec mais n’empêche il faut guérir pour comprendre que ces événements ne dépendaient pas de nous mais des autres. Après tout lorsqu’on est enfant on subit l’environnement, entre-temps adulte on crée le nôtre avec nos règles, nos choix.

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  4. Julie MBOUMBA dit :

    Bonjour. Je me retrouve totalement dans votre expérience en ce qui concerne la dépréssion. J’aurais tellement voulu échanger avec vous, vous partager mon expérience moi et par la même occasion, vous poser certaines questions.

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    1. dimbudidolane dit :

      Je suis ouverte à l’échange. On peut se retrouver sur Instagram.

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  5. Donah dit :

    Réussir à faire le point sur nous même est quelque chose de primordiale pour avancer et tu as raison : on parle très peu de nos santé mentale en Afrique hors notre évolution ,réussite et stabilité en dépendent aussi .

    Très belle Article !!

    Aimé par 2 personnes

    1. dimbudidolane dit :

      Merci.
      En général chez nous on ne parle pas de ce qui nous touche à cause de la honte.

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  6. Al dit :

    Je suis dépressive, j’ai Toujours été dépressive mais les gens autour de moi ne le voient pas, ne le comprennent pas, pour eux, c’est un caprice pour eux je veux me faire voir, pour eux je ne suis pas blanche donc je ne peux pas l’être !
    Il y’a deux mois j’avais un couteau en main prête à en finir Dieu merci mon fiancé est venu à tant m’arracher le couteau des mains c’était horrible
    Je crois que le point de départ est le fait d’avoir garder beaucoup d’émotions en moi
    Les raisons de la dépression sont tellement profondes mais nous n’avons pas de soutien alors certains se livrent à la droguent, l’alcool etc
    Merci à la miss bouloilou pour l’article

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