CE QUE J’AURAIS AIMÉ SAVOIR AVANT D’ENTREPRENDRE AU GABON

Anmbulu a bè Batu!

Je suis toujours là avec autant de Bouloilou! Au fil des prochains articles et même de celui-ci vous allez un peu comprendre mon absence. 

Depuis les années 2015, on nous remplit la tête  avec l’entrepreneuriat, une solution pour l’Afrique, le Gabon et avec la technologie qui évolue tout s’est emballé. Nous avons donc assisté à une avalanche de forums, sommets, concours visant à booster la jeunesse à créer, innover dans un continent au contexte très particulier, où internet dans certains pays est encore un luxe, l’autosuffisance alimentaire y est encore un vrai combat, etc. Ce contexte n’a bien sûr pas empêché des jeunes africains à sortir de l’eau. Certains sont invités à partager leurs méthodes de travail, leurs motivations, etc. malheureusement très peu partagent leurs échecs, les difficultés liées à ce choix de vie, les prérequis qui nous sont moins vendus que les citations des grands penseurs des siècles passés. 

Aujourd’hui dans mon article je partage avec vous ce que j’aurais aimé savoir avant d’entreprendre de façon formelle, pas juste avoir une page de vente sur les réseaux sociaux. 

Let’s go!

  1. L’environnement

J’aurais aimé savoir ou disons connaître le niveau de pessimisme de mon pays. C’est-à-dire j’aurais aimé savoir que faire quelque chose de nouveau, particulier ici quartier serait difficile. 

J’aurais aimé savoir que même  sans argent il vous faut de l’argent quand même pour vous inscrire en tant qu’entreprise même individuelle. En fait il n’y a pas que l’ANPI qui vous prend vos sous, puisqu’à peine enregistrée vous devez payer les impôts, un sujet qui est complètement incompréhensible puisqu’une entreprise qui débute c’est pour faire du chiffre mais ici à 0 il faut déjà payer +200k que bien sûr vous n’avez pas.

Tout le monde vous sort qu’on doit faire 2 ans sans payer pour une nouvelle entreprise mais je n’arrive pas à mettre la main sur le texte tellement certains sites ne sont plus mis à jour depuis plus de 5 ans. D’ailleurs à ce sujet j’aimerais beaucoup que vous m’aidiez parce que c’est totalement absurde qu’une charge comme celle-ci soit autant négligée par les organisateurs des forums, concours, etc. mais bon… Comme il faut toujours voir le négatif on me dira que je suis aigrie parce que je n’ai pas pu payer entretemps non! Ce sont des informations importantes, je dirais primordiales pour quelqu’un qui se lance parce que ça lui permettrait de vraiment évaluer si il est sur le bon chemin.

J’aurais aimé savoir que l’Hépatite de la bureaucratie préfère que je travaille pour une telle boîte/ grande entreprise et voit l’entrepreneuriat comme une activité du  chômage. Genre on rentabilise un hobby avant de recevoir  l’appel de la gloire pour le post avec bureau et voiture de service. 

2. Les Banques

Trouver sa banque est un parcours du combattant en 2020(c’est à ce moment là que ça se passait) encore. Pour trouver sa banque il faut se déplacer des fois pour rien vu que les agents de sécurité font sont déjà dans le secteur de la banque pour vous répondre nonchalamment à l’entrée pour ensuite demander à quelqu’un de vous aider qui ne le fera pas forcément pour des raisons que j’ignore. A ça s’ajoute le fait que même prendre attache sur les plateformes web à l’heure où le Corona djigue tout le monde ici bas n’est que peine perdue! Mais pourquoi?

En 2020 et même 2021, presqu’aucune banque n’offre une plateforme de gestion de compte web, vous êtes donc obligé d’être le meilleur ami de votre gestionnaire pour qu’il assure le suivi. Flemme ! Tout ce que je déteste! Etre dépendante de l’administration. Ma mère aime me dire que tout le monde supporte ça mais moi je me dis on est en 2021 même pas 10 banques! So commang???!!!

J’aurais aimé savoir que lorsque vous faites confiance à une structure financière, il faut poser toutes les questions qui vous passent par la tête. Toutes les questions je vous dis bien! Les brochures n’en disent que très peu surtout l’affaire des AGIOS qui vous sont retirés sur le compte il ne faut absolument pas négliger sinon vous pouvez vous retrouver avec des dettes si vos charges dépassent vos entrées. J’ai été interpellée récemment lol mais la honte de ça n’est absolument pas descriptible! On se sent minable!

3. Psychologiquement

J’aurais aimé savoir que l’entrepreneur est seul. Psychologiquement, dans les responsabilités et même la vie de tous les jours. On ne dort pas réellement, on repose le corps pendant que le reste du village calcule la journée qui arrive.

J’aurais aimé savoir que cette solitude qu’on ressent lorsqu’après avoir payé toutes les charges on se retrouve avec 10K est réelle et il faut voir un mental d’acier. L’entreprise est la vôtre à vous seul parce que même si les autres adhèrent ça reste à vous donc vous êtes la personne qui est responsable de tout et que ces responsabilités vont vous empêcher même de sortir prendre un verre avec les amis parce que vous n’en avez pas les moyens tout simplement.

J’aurai aimé que le surmenage et la dépression soient des sujets abordés et pris au sérieux ici bas parce que j’ai fais du surmenage en 2020 et cette année je pensais l’avoir évité mais il m’a mise à terre et j’ai même perdu le goût à écrire tellement il fallait toujours chercher la collab de la gloire pour faire rentrer de l’argent.

La dépression! Je vous en parlerai en détail dans l’article que je prépare mais déjà vous dire que j’ai beaucoup pleuré pour cette aventure qui semble si facile sur le papier.

J’aurais aimé savoir que toutes ces épreuves peuvent vous rendre amer au point où avoir un couple épanoui peut s’avérer difficile tellement vous passez le temps à chercher l’argent à moins d’avoir une personne qui a la patience de supporter vos humeurs.

4. Les Réalités sur l’entrepreneuriat local

J’aurais aimé savoir qu’on me féliciterait plus pour les collaborations que pour mon travail en lui-même. C’est-à-dire, je n’existe pas sans par exemple, le nom d’Airtel à côté. Vous n’êtes intéressant que quand les autres parlent de vous, mais votre activité elle-même c’est pas trop ça. 

J’aurais aimé savoir que seuls ceux qui ont  travaillé pendant un temps en entreprise, pour ceux que je connais du moins, tiennent dans leurs entreprises parce qu’ils ont des fonds ou du moins ils ont eu le temps d’en avoir pour tenir les débuts difficiles.

J’aurais aimé lire l’histoire d’un outsider qui est réellement parti de rien pour créer son entreprise ici au Gabon. On a soit bossé pendant des années avant, soit on a les parents, le sugar daddy ou un mari qui est doux et qui finance une bonne partie de l’activité. 

J’aurais aimé savoir que les Gabonais aiment la personnification d’une entreprise. On aime que la personne soit plus mise en avant que l’entreprise. Un cas typique avec Jessica Allogo qui est plus célèbre que ses pepo.

J’aurais aimé savoir que pendant des années en tant que femme je ne pourrais plus faire de shopping parce que le moindre billet est précieux et qu’il faut faire un choix entre s’investir à fond dans son activité et être coquette comme les autres femmes de mon âge. 

J’aurais aimé savoir que se lancer dans l’entrepreneuriat nous impose de faire du sport régulièrement tellement c’est stressant et vivre en Afrique et les histoires de famille, la politique locale, les mentalités tout ça mélangé devient vraiment n’importe quoi. Faire du sport permet d’évacuer la pression. 

J’aurais aimé qu’on me dise que l’apparence est maître de tout au quartier. Tu es entrepreneur et tu traines en basket en ville mais qui es-tu?

J’aurais aimé savoir que les gens confondent très rapidement le fait de démarrer son activité et avoir des services low cost. Mais laissez moi vous dire qu’on a tous des charges à la fin du mois et de l’année! Je démarre donc je dois dévaluer mon travail ?!!!! Néssioooo!!!! Et le pire c’est que ce comportement vient la plupart du temps des gens qui vous connaissent très bien, certaines fois ce sont vos amis.

J’aurais aimé savoir que les grandes entreprises s’attendent à ce que vos prix se prosternent devant elles et donc ne négocient pas le montant d’une facture. « Une petite entreprise comme ça vous demande ça !? » Ou encore  » vous êtes trop petit pour demander ça voyons! » négligeant donc la valeur et la charge de travail derrière le service proposé.

J’aurais aimé savoir avant de brader le prix de mes services que certaines personnes sont plus exigeantes que leur budget.

J’aurais aimé savoir qu’encourager le business de quelqu’un ne veut pas forcément dire qu’il le fera pour vous.

J’aurais aimé savoir que même entre entrepreneurs, les gens souhaitent s’échanger des services gratuits… Comment est-ce possible de créer de la richesse si personne ne paie pour rien entretemps à la fin du mois on a des charges? Ce tourbillon infernal doit s’arrêter. 

J’aurais aimé savoir que si vous n’avez pas « kinkin » qui pousse votre dossier même si vous avez exactement ce qu’il faut pour un taff on ira prendre un autre qui a des contacts ou encore qui a du succès sur les réseaux sociaux. 

J’aurais aimé savoir que votre entreprise ne devrait pas être votre principale source de revenus, c’est impossible ! Vous devez avoir une activité nourricière ou vous êtes foutu.

J’aurais aimé savoir que nous sommes de faux capitalistes au Gabon.

Et pour finir j’aurais aimé savoir que entreprendre n’est pas pour tout le monde.

Photo: Orassio Photographie

Voici un peu ces quelques choses que j’aurais aimé savoir et même là je me suis arrêté à l’essentiel parce que je crois que ce sont ces points là qui ont marqué ma petite expérience. La mienne à moi seule oooooh!!!! Parce que souvent vous allez mettre les organes où on en a pas besoin.

À toi qui te lances, cet article n’a pas été  écrit pour te décourager mais pour te mettre face à  la réalité du dehors. Mais ma mère me disait quand j’étais adolescente que chacun a sa chance donc tu peux donc te lancer et vivre une toute autre histoire que la mienne donc arme-toi de courage mais surtout donne-toi tous les moyens de réussir. 

D’ailleurs mon aventure n’est pas finie mais je recule pour mieux sauter.

Et toi qui es entrepreneur et si tu nous partageais ton expérience ?

Moi je te donne rendez-vous sur Instagram.

38 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Amandine dit :

    Tellement vrai et réaliste, toutes ces choses que tu as mentionnées… difficile mais pas impossible mais avec notre façon de faire dans ce pays, on ne voit que la partie immergée et l’apparence. Alors que la racine est si profonde à tout point de vue….

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    1. dimbudidolane dit :

      Exactement !
      C’est pour cela que j’ai décidé de faire cet article parce qu’il faut penser à celui/celle qui vient derrière nous et lui dire qu’il y a des détails très important à connaître avant de se lancer.

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  2. Kathy kath dit :

    J’ai beaucoup aimé cet article, surtout la partie où vous dites je cite : . C’est vrai et c’est dure de pas pouvoir s’acheter cette jolie tenue, cette mèche ou ce parfum… Après on se dit que ce qu’on essaie de bâtir c’est quelque chose de grand qui mérite tous ces petits sacrifices. Merci encore de partager tout ceci avec nous 🧡

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    1. dimbudidolane dit :

      Merci de me rappeler que je ne suis pas seule dans cette situation.
      Merci aussi pour les encouragements.

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  3. victoire maroga dit :

    J’aurais aimé savoir qu’un employé peut changer ses jours de travail, sans avoir à vs signifier avant.

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    1. dimbudidolane dit :

      Oyiiiioooo 🥺😩
      Ça c’est qu’elle affaire !!????
      Désolé pour cette mauvaise expérience

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      1. victoire maroga dit :

        Moi même j’étais perdue 😅😅 mais ça fait de l’expérience et désormais on sait à quoi ressemble  »entreprendre » au Gabon.

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      2. dimbudidolane dit :

        Mais clairement…
        On ne se lancera plus n’importe comment

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  4. Nathalie A.E. dit :

    Bravo et merci pour cet article ! Il est honnête et direct.
    Je n’ai pas entrepris au Gabon mais je reconnais toutes les réalités dont tu parles et c’est vraiment très dommage !
    Force et courage à toi !

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    1. dimbudidolane dit :

      Merci!
      Courage à nous.

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  5. KOMBILA dit :

    Merci pour ce partage d’expérience, nous avons tellement besoin de faire face à la réalité. Mon souhait pour toi est simplement la prospérité.

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    1. dimbudidolane dit :

      Je nous souhaite la prospérité à tous 🤩
      Et que nous sachions partager ces expériences avec les autres aussi.

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  6. Diana dit :

    Merci pour cet article. C’est dommage qu’on nous prône l’entreprenariat sans en effet nous parler de toutes ces difficultés. Aucune mesure d’accompagnement, pas de micro-credit, des taux d’intérêt exorbitants… le « c’est local, ça doit être moins cher » , « c’est fait par une gabonaise, ça doit être moins cher »… « les faux amis » qui se plaignent du manque de développement local, de la part des étrangers sur les marchés mais qui préfèrent consommer « local mais étranger » …
    Du courage à tous ceux qui se lancent !
    Et merci encore.

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    1. dimbudidolane dit :

      Merci à vous. C’est vrai que les artisans locaux souffrent beaucoup d’incompréhension.

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  7. Gaelle Sylvana NTOTOME dit :

    Merci pour votre courage. votre analyse est vrai car j’ai vécue pratiquement la même chose. c’est intéressant ce que vous faites de partager votre expérience. l’entrepreneuriat n’est pas facile certes mais notre pays ne favorise pas que les gens vivent de leurs activités. Il prône le salariat, la dépendance etc. Raison pour laquelle il n’ y a pas de réelle encadrement et plus un manque total de considération pour des personnes qui cherchent à sortir des cases.

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    1. dimbudidolane dit :

      Courage à nous ❤️

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  8. Bertrand dit :

    bonjour Merci c’est très instructif

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  9. Tony dit :

    C’est toujours un plaisir d’en apprendre davantage sur l’entrepreneuriat quand on débute. Article intéressant,

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  10. LOUPI Aude Jasmine dit :

    Tellement vrai , Courage à vous 🙏🏽 et merci beaucoup car grâce à ce genre d’ articles , vous préparez les futurs entrepreneurs. Vraiment important de s’informer avant tout.

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  11. okaniblog dit :

    Ca donne les chocottes, envie de pleurer. J’ai ouvert une boutique de service airtelmoney, canal, edan. Je ne comprenais pas pourquoi il fallait payer l’hygiène pourtant j’avais tout ce qu’il demandait; je ne savais pas que ces services seuls n’apportaient rien, je ne savais pas que faire confiance à certaines de mes sœurs gabonaises était une erreur. J’ai du fermé c’était fort entre le loyer et les autres charges impôts, hygiène, les manquements dans la caisse … Aujourd’hui, je me prépare, j’étudie la possibilité d’y ajouter d’autres produits et services pour une prochaine réouverture. Courage ma belle!

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    1. dimbudidolane dit :

      Courage à toi aussi ❤️

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  12. cyrille Benoudjita dit :

    Hum…le manque de sommeil,le stress, chercher l’argent pour couvrir tes charges même quand tout va mal. Genre à un moment tu te retrouves même avec une tonne de lessive à faire mais t’as pas le temps et tu ne peux pas te permettre de dépenser ton gain sinon demain tu es mort même pour ton propre entretien. Nooon kié. Mais le lendemain on se lève et on cherche de nouveau des solutions.😔

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    1. dimbudidolane dit :

      C’est ça même ! C’est chaud! Courage !

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  13. Sarrath dit :

    Je suis complètement d accord avec toi, je suis entrepreneur et ce n est pas facile. Les gens aiment voir la personne devant mais ce n est pas ça du tout.
    Dieu seul veille sur nous.

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    1. dimbudidolane dit :

      Vraiment 😩❤️

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  14. Michel Donah dit :

    C’est profond !!!
    Mes encouragements.

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  15. gypsynzieng dit :

    C’est tellement vrai,
    Bravo, belle plume, j’ai aimé l’insertion du langage de chez nous.
    Mais surtout cette partie qui dit vrai.

    « J’aurais aimé savoir que les Gabonais aiment la personnification d’une entreprise. On aime que la personne soit plus mise en avant que l’entreprise. Un cas typique avec Jessica Allogo qui est plus célèbre que ses pepo. » On aime les effets du buzz au Gabon, alors que le fond est parfois vide. Chez les autres on connaît plus le produit que le producteur. Exemple on ne voir pas la tête de Mr/Mme Nido tous les jours sur les réseaux sociaux ou à la tv mais on consomme en max .

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    1. dimbudidolane dit :

      Exactement ! C’est tellement inutile !

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  16. Adjo dit :

    Très inspirant , je me voyais vivre ton expérience à la lecture …
    merci parce que j ai pu puiser la force de continuer à entreprendre du fait que je ne sois pas le seul à avoir cette vision de mon pays

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    1. dimbudidolane dit :

      On est ensemble 🙌🏿

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  17. Elisa dit :

    Super article ! Je vois beaucoup de similitudes avec mon conjoint qui s’est lancé en France et qui a traversé un long désert bien que l’environnement semblait un peu moins hostile. Dans le même temps, j’ai deux amies qui se sont lancées au gabon, dont une a abandonné car ses produits venaient de l’étranger et quand tu vois le coup, c’est clairement impossible de survivre sans les fonds de départ.

    C’est vraiment triste de voir combien on déplore le chômage au Gabon mais combien de ces chômeurs sont soient des personnes qui n’ont pas le bras long, ou des entrepreneurs découragés ? Il y a tellement d’énergie, de créativité, et sans doute même plus qu’ailleurs, mais nos propres gens ne nous font pas confiance …
    En tout cas merci pour ton partage et je te souhaite beaucoup de persévérance et du succès pour couronner tes efforts

    Aimé par 1 personne

  18. Elisa dit :

    Coût*
    Soit*

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  19. Très bien résumé .
    J’ai beaucoup aimé cet extrait :

    «J’aurais aimé lire l’histoire d’un outsider qui est réellement parti de rien pour créer son entreprise ici au Gabon. On a soit bossé pendant des années avant, soit on a les parents, le sugar daddy ou un mari qui est doux et qui finance une bonne partie de l’activité. ”»

    Il est presque rare de trouver un témoignage authentique de quelqu’un qui est parti de rien . Quelqu’un qui a d’abord travaillé, c’est acceptable, j’estime que cette personne a travaillé pour avoir un capital. Les banques au Gabon ne prêtent “qu’aux DÉJÀ riches “.

    Et pour encourager les jeunes dans l’entrepreneuriat il faut en effet des vrais hustlers . On prône la facilité, la médiocrité plutôt que l’amour du travail.
    Et c’est ce qui étouffe les vrais talents .
    Toutefois , il ne faut pas abandonner surtout ne pas se laisser influencer par les commerçants qui croient être des entrepreneurs , parce qu’il y a clairement une différence entre les deux . Je prie que Dieu change vraiment nos mentalités qui représentent clairement un frein au développement du pays .

    Courage 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. dimbudidolane dit :

      Merci pour ces mots.

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