Journée Mondiale De La Liberté De La Presse: Un œil critique sur cette journée

le

Aujourd’hui, 3 mai, c’est la Journée Mondiale de la Liberté de la presse.

Mais qu’en est-il exactement ?
À la base cette journée est là pour:

  1. célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse,
  2. évaluer la liberté de la presse à travers le monde,
  3. défendre l’indépendance des médias etde rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession.

Ça c’est selon l’ONU et tous les organismes qui y sont affiliés.
Redescendons un peu sur terre, précisément en Afrique.

 Pensez-vous que nous pouvons vraiment « célébrer » cette journée?

Les chaînes privées, par exemple, sont un immense luxe sur la terre mère. Le journaliste qui a de l’éthique est perçu comme une tache noir au milieu du drap blanc duquel on recouvre les réalités de notre continent.
Le journaliste en Afrique est celui qui noie sa passion dans les gombos, qui sont la plupart du temps offert par le Pouvoir en place. Mystiquement c’est une réalité continentale puisque c’est le même scénario partout. Certains se réfugient dans l’idée de subvenir aux besoins de leurs familles sans se soucier de la position dans laquelle ils mettent le métier c’est-à-dire sous le paillasson.
Quel est l’avenir des médias en Afrique ? Quelle est rôle jouent-ils vraiment?

À ces deux questions, je répondrai froidement, AUCUN. Il n’y a qu’à regarder la carte 2017 de Reporters Sans Frontières qui nous ment même un peu, avec des pays qui comme le Gabon où la situation est très grave surtout avec les élections de Août 2016.

Nous vivons encore dans des sociétés gérées comme des petites tribus où on ne doit servir que les intérêts du Roi. À quel prix? Des familles souffrent, pleure sous le joug de l’injustice et on nous coupe la langue parce que la vérité « dérange »? D’abord, pourquoi la vérité devrait déranger ?

Comme on dit « chaque empire a une fin », nous les journalistes attendons toujours la fin de l’oppression dans le métier et surtout plus de considération parce que force est de constater que le Journaliste est « celui qui a besoin de l’information ».  Mais qui informe-t-on? Le journaliste devrait être respecté mais surtout devrait se respecter
Voici un grincement de dents par rapport au métier de journaliste qui a besoin de prendre un véritable essor et de connaître une réelle liberté pour qu’il participe aussi à la dite émergence tant prônée par les états. 

À tous les journalistes que je connais qui son vraiment passionnés par le métier, comme Dorian Ondo au Gabon ou encore Rodney Ovono et bien d’autres,je vous dédie cet article et je nous souhaite que nous puissions être les acteurs de la vraie éthique journalistique pour notre Afrique.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s